Xpedition One Philippines

Bicol (le Volcan Mayon, l’Ile Burias)

Le paysage se transforme, en grande plaine avec rizières et plantations de cocotiers. La masse impressionnante du Mayon apparaît, une fumée blanche recouvre sa cime à plus de 2400 m.

 

Nous rentrons dans mon territoire.

Le volcan Mayon , un des plus actifs de notre planète, son cône symétriquement parfait domine le paysage sur une surface de 2500 km². Assis sur son flanc à 300 m d’altitude, la vue est spectaculaire et imposante : du bleu du ciel à la base noire du volcan, en passant par le vert de la végétation et le bleu de l’océan … C’est la griffe du Bicol.

Le ferry tangue gentiment. Nous accostons après 1h 20. 2 km à moto, pas de route, pas de touriste, une plage de 4 km. Le sable est fin, il est couleur or blanc, la mer transparente.

Ce lieu appartient aux paradis philippins. Petits bungalows, bonne table, banca (bateau de bois à balancier) à disposition, pour la pêche, l’exploration de la côte, la plongée (snorkeling) et l’interactivité avec les populations locales.

 

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Je garde cet endroit secret. Il est le repos mérité après la turbulence de la grande terre.

De retour sur l’île de Luzon, nous empruntons la petite route, nous roulons en direction de Legaspi.

Un arrêt s’impose au milieu des ruines espagnoles de Cagsawa (1724), en partie détruites par l’éruption de 1814.

La circulation se fait dense à l’approche de la ville. Assis sur la rampe de l’immense promenade de l’Embarcadero, je regarde les vaguelettes de l’Océan Pacifique se briser sur la berge.

C’est en 1565 que l’explorateur espagnol Miguel Lopez Legaspi donna son nom à ce petit village de pécheurs et agriculteurs.

Cette ville de 180.000 habitants vivait auparavant autour de son grand marché local. Aujourd’hui, le grand mall du Pacique avec ses galeries marchandes attire les jeunes générations.

Un monde dans un autre monde. Le contraste est frappant.

Chaque chose a une fin et heureusement chaque fin est un nouveau commencement.

L’aéroport est à la porte de Legaspi. J’accompagne mes amis, le volcan Mayon est là en fond d’écran, mes amis se fondent dans la foule des passagers et moi dans la mienne.

Un dernier regard et l’airbus de Pal, vire sur son aile devant le Mayon, comme pour le saluer.

 

François Giner